40 Objets • 1950 - 1999
Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans......
Vidait le compte en banque très rapidement.
J'ai fait de la France un pionnier du réseau grand public bien avant l'explosion d'Internet.
Mon code le plus célèbre (et le plus coquin) était le "3615".
Lancé en 1980. C'était l'internet français avant l'heure. On y cherchait les numéros de téléphone et on y discutait sur des messageries légendaires.
Rappelez-vous ! le fameux 3615 ULLA !

Mettre son doigt dans un trou et tourner.
Un fil en tire-bouchon vous reliait au mur.
On se trompait au 5 ème chiffre et il fallait tout refaire...
Le roi des salons des années 60-70. Solide et bruyant, il a connu les premières grandes discussions de Patrice.
Les ados téléphonnaient en cachette aux copains, ou copines ! où filait rencard pour une boom

Ignorer tout le monde dans le bus avec style.
Dévorait 4 piles AA en quelques heures.
Si le son devient grave, les piles sont mortes.
Sony, 1979. La révolution de la musique nomade. Patrice se sentait comme dans un film en marchant avec ses écouteurs en mousse orange.

A "rembobiner" avant de rendre au magasin.
Un ruban adhésif servait à réparer les bandes.
On pouvait choisir entre trois format, comme le V2000 ou le bétamax !
Le cinéma à la maison des années 80. On collectionnait les films enregistrés à la télé avec les pubs coupées manuellement.

Un carré noir avec une fenêtre métallique.
L'icône "Enregistrer" de tous les logiciels.
Capacité de 1,44 Mo (presque rien aujourd'hui).
Le support de stockage universel des années 90. Pour installer un jeu, il en fallait parfois plus de dix !

Une odeur d'amande irrésistible.
Beaucoup d'écoliers l'ont goûtée (en secret).
Un pot blanc et une petite spatule orange.
L'odeur de l'école primaire par excellence. Patrice s'en souvient forcément (et de son goût aussi, probablement).

Un objet Peugeot, mais sans roues.
Tourner la manivelle entre ses genoux.
Le parfum du dimanche matin chez Mamie.
En bois et métal, un classique inusable. Il réveillait tout le quartier mais le café était incomparable.

J'étais le compagnon indispensable des sorties scolaires, des mariages et des vacances d'été dans les années 90.
Entièrement en plastique, il fallait faire tourner une molette crantée avec le pouce jusqu'au blocage avant de pouvoir cliquer.
Une fois mes 24 ou 36 poses terminées, on donnait tout l'appareil au photographe du coin pour faire développer les photos.
Le seul appareil où l'on cadrait à l'aveugle en priant pour que le pouce ne cache pas l'objectif. Un concentré de plastique et de stress qu'on confiait au photographe trois mois après les vacances en croisant les doigts !

On la secouait pour qu'elle sèche plus vite.
Chaque prise coûtait une fortune.
La photo sortait directement de l'appareil.
L'ancêtre d'Instagram. La magie de l'image instantanée (et souvent un peu floue) dans les années 70-80.
Certainement prisé des collectionneurs !

Un levier orange pour passer à la suite.
Des jumelles rouges pour voir en 3D.
Des disques en carton avec des diapositives.
Un jouet mythique depuis les années 50. Pour voyager dans le monde entier sans quitter son canapé.

Créé à la fin des années 60, je suis devenu le cauchemar stylistique (mais très pratique) des enfants lors des sorties scolaires pluvieuses.
Mon principal argument de vente était qu'on ne pouvait pas me perdre, car je me transformais entièrement en une pochette .
J'étais équipé d'une fermeture éclair bleu/blanc/rouge et de cordons de serrage.
Ce chef-d'œuvre de nylon qui transformait la moindre averse en sauna portatif à cause de sa fâcheuse tendance à ne pas respirer. L'arme ultime des sorties scolaires pluvieuses.

J'ai été inventé pour lutter contre le fléau du vol à la roulotte dans les années 80 et 90.
J'obligeais les conducteurs paranoïaques à se promener dans les centres commerciaux avec cet objet de deux kilos.
J'étais équipé d'une grosse poignée basculante en métal qu'on retirait du tableau de bord à chaque stationnement.
Le summum du chic et de la paranoïa, qui vous obligeait à vous promener en boîte de nuit avec un bloc de plastique de deux kilos sous le bras pour éviter de retrouver votre vitre de voiture brisée. L'accessoire qui a fait comprendre au monde que le vol à la roulotte avait enfin son propre sac à main.

Un bruit de mitraillette à chaque lettre.
Un petit "Dring" en bout de ligne.
Pas de touche "effacer", juste du Blanco.
Le summum de la technologie de bureau en 1960. Une frappe énergique était requise !
Ne pas taper trop vite pour ne pas emmêler les leviers.

La feuille qui tache les doigts.
Pour faire des doubles sans photocopieur.
Glissé entre deux feuilles de papier.
L'ancêtre de la fonction "CC" de vos emails. Salissant mais indispensable au bureau.

Une puce, mais pas pour la banque.
50 ou 120 unités de crédit.
S'insérait dans une cabine publique.
L'indispensable de la poche dans les années 90 pour appeler à la maison depuis la cabine du coin.

Le cauchemar des voisins après les vacances.
Une lumière qui chauffe et une soufflerie.
Un panier circulaire ou rectiligne.
On éteignait les lumières, on tendait un drap blanc... et on s'endormait devant 200 photos de paysages.

Un cylindre noir et gris.
A ne pas ouvrir à la lumière !
Le stress quand on arrivait à la 36ème pose.
On attendait une semaine le développement pour se rendre compte que Patrice avait les yeux fermés sur 20 photos.

Une colonne argentée dans du verre.
Il fallait le secouer très fort pour le baisser.
Interdit car toxique s'il casse.
Le seul vrai juge de la fièvre avant le numérique. Fascinant et un peu effrayant.

Une odeur de citron inoubliable.
On essayait tous de la faire tourner.
La boule jaune de l'école.
Incontournable des écoliers français. Patrice s'est sûrement lavé les mains avec (ou a joué avec) pendant des années.

Un "Bip" à la ceinture.
Affichait juste un numéro de téléphone.
Tatoo ou Tam-Tam.
Le summum de la technologie portable avant le SMS. Il fallait trouver une cabine pour répondre.

Cadre en bois, surface noire.
On effaçait avec un chiffon mouillé.
Le bruit de la craie qui grince.
Le premier "écran" de Patrice. Sans batterie, sans Wi-Fi, mais terriblement efficace.

Servait souvent à faire des boulettes.
Un papier épais et rose.
Pour sauver les cahiers des pâtés.
Compagnon du stylo-plume. Il a sauvé des milliers de devoirs de Patrice de l'inondation d'encre.

Elle siffle quand elle est sous pression.
La soupape tourne sur le couvercle.
SEB l'a rendue célèbre.
Indispensable en cuisine pour le ragoût ou la soupe. Un objet de confiance depuis 1953.

Une boîte orange au design carré.
Le couvercle sert de bol.
Une petite fenêtre bombée pour lire le poids.
Le design culte des années 70. Elle a pesé tous les ingrédients des premiers gâteaux d'anniversaire de Patrice.

Star absolue des bars et des salles d'arcade des années 70 aux années 90.
Mon plateau de jeu incliné et abrité sous une vitre demandait de l'adresse.
Équipé de deux boutons latéraux pour actionner des battoirs, et la sentence si on me secouait trop fort.
Le roi incontesté des cafés qui transformait vos pièces de 10 francs en un festival de flashs lumineux et de bruits de cloches frénétiques. Une machine infernale qui testait vos réflexes de ninja, jusqu'au moment tragique où un coup de hanche trop vigoureux déclenchait le terrible et fatal "TILT".

J'ai permis aux gens de créer leurs propres compilations musicales.
Mon pire ennemi était le lecteur de mauvaise qualité qui "mangeait" ma bande magnétique.
Un simple crayon à papier ou un stylo Bic était l'outil parfait pour me rembobiner manuellement.
Le seul support musical qui demandait des compétences en chirurgie pour recoller sa bande magnétique au scotch quand le lecteur l'avait "mangée". Le Graal des années 80 pour enregistrer les tubes de la radio, à condition que le présentateur ferme sa bouche avant la fin de la chanson.

Je possédais une roue rotative sur laquelle étaient gravées toutes les lettres de l'alphabet et les chiffres.
Ma spécialité était de créer des étiquettes en relief (gaufrées).
Mon ruban adhésif en plastique rigide était tellement coriace que ses coins pointus finissaient toujours par se décoller.
L'appareil de torture pour poignets qui a permis aux maniaques des années 70 de coller leur nom sur absolument TOUS les objets de la maison, du taille-crayon au compteur électrique.

Bien que ma surface semble parfaitement lisse à distance, je cache en réalité un unique et immense labyrinthe en spirale d'environ 500 mètres de long.
Je suis l'un des rares objets dont la vitesse de lecture ou de rotation s'exprime par un nombre qui n'est pas rond.
Pour me faire parler, on utilise un diamant ou un saphir poli qui doit frotter contre mes flancs.
Le seul support musical qui demandait d'avoir la délicatesse d'un neurochirurgien pour poser une aiguille sans rayer la bête. Une galette noire hautement inflammable qui craquait joyeusement à la moindre poussière, transformant vos morceaux préférés en feu de camp crépitant.

Créé en 1956 par la loi de finances pour financer un "Fonds National de Solidarité".
Je changeais de couleur flashy chaque année.
J'avais une forme carrée, puis hexagonale, et enfin circulaire et je devais obligatoirement être collé à l'intérieur du pare-brise.
Le petit macaron fiscal qui transformait le pare-brise en arc-en-ciel administratif et ruinait le budget des automobilistes chaque mois de décembre sous couvert de solidarité. Disparu fin 2000 pour le particulier et 2006 pour les entreprises.

Bien que je sois un meuble d'assise, je n'ai absolument aucune structure rigide, ni pieds, ni dossier, ni carcasse en bois.
Mon cœur n'est pas fait de mousse d'un seul bloc, mais d'un mélange d'air et de plastique.
Véritable icône du design pop et space age, mon modèle le plus célèbre était disponible en différentes couleurs vives.
Le cousin flottant du canapé de salon qui promettait un confort spatial mais qui, une fois sur deux, s’effondrait lamentablement sur le côté à cause d'un trou de la taille d'une tête d'épingle. Un accessoire psychédélique en PVC transparent qui se transformait en véritable épreuve de force à grands coups de bouche pour le gonfler

Son nom vient d'un célèbre fabricant de pneus (elle en avait !).
Le symbole des voyages sur les petites lignes de campagne.
Un train d'une seule pièce qui ne traîne pas de wagon.
Qu'est-ce qu'elle était belle "Micheline" ! Une micheline est un autorail léger, dont les roues sont équipées de pneus spéciaux, mis au point par la société Michelin dans les années 1930.

Un "Clap" à chaque minute.
Les chiffres tombent mécaniquement.
Flip clock sur la table de nuit.
L'affichage culte des années 70. On l'aimait autant qu'on le détestait quand il sonnait.

Grille inox et manivelle.
Posé sur un fait-tout.
Pour écraser les pommes de terre.
Aucun mixeur électrique ne fera jamais une purée aussi bonne que ce moulin à légumes.

Mon existence est due à une "guerre des formats" à la fin des années 40, quand une grande marque américaine a décidé de donner un trou central beaucoup plus large (38 mm).
On me donne souvent des surnoms d'insectes ou d'animaux, comme "l'araignée" (spider) à cause de mes trois branches flexibles, ou "le dôme" pour ma version fixe en aluminium ou en plastique lourd.
C'était le seul moyen de faire tenir le dernier "tube de l'été" sur le tourne-disque du salon.
Appelé aussi "araignée", cet adaptateur permettait de caler les disques 45 tours qui avaient un trou central beaucoup plus large que les 33 tours. Un petit objet qui a sauvé bien des booms !

Le petit crayon fixé par une vis.
Pointe métal qui pique le bureau.
Pour faire des ronds en géo.
L'outil scolaire indestructible. On l'utilisait aussi pour graver ses initiales sur la table.

Outil de l'homme d'affaires pressé.
Pour s'enregistrer comme un espion.
Micro-cassettes.
Avant les mémos vocaux sur smartphone. Patrice a sûrement rêvé d'être un agent secret avec ça.

Lourd sur l'épaule.
Petites cassettes.
Pour filmer le premier Noël.
Filmer les vacances demandait un effort physique à l'époque. Mais quel plaisir de revoir les vidéos aujourd'hui !

Un CD géant.
Brillant et très fragile.
A retourner au milieu du film.
Le grand frère du DVD, réservé aux puristes de l'image dans les années 90.

Statique quand on approche la main.
Écran bombé et fesses énormes.
Un coup de poing sur le côté pour régler l'image.
On attendait qu'elle "chauffe" avant d'avoir l'image. Le meuble central du salon de Patrice.

Fonte noire et pédale au pied.
Inusable depuis ta grand-mère.
Pour recoudre les jeans troués.
Un chef-d'œuvre de mécanique qui a traversé les générations dans la famille de Patrice.

Tu es officiellement une pièce de collection.